Étude de différents leviers pour limiter l’impact du Blossom End Rot
En 2024, plusieurs leviers de lutte ont été testés pour limiter l’apparition du Blossom End Rot (BER) en culture de poivron hors-sol sur le site expérimental d’Invenio de Sainte-Livrade-surLot (47). Le premier levier était le volume de substrat par plante avec 3 différents volumes allant de 4,5 L par plante à 9L par plante. Le deuxième levier concerne la fertilisation en phosphate. Une solution nutritive de référence avec 100 % de monophosphate a été comparée à une solution avec 60 % de polyphosphate et 40 % de monophosphate. Seul, ce deuxième levier a montré un intérêt pour réduire l’incidence du BER sur les poivrons. En effet, cette solution avec du polyphosphate a permis un gain de rendement commercial de 1,24 kg /m² et une diminution de 4,3 % de fruits atteints par le BER. Cependant, l’usage de l’engrais contenant des polyphosphates (Super FK de Yara) est plus complexe du fait de son pH très basique. La solution mère précipite si le pH est supérieur à 3, causant ainsi des problèmes d’injection et de nutrition de la plante. C’est pour ces raisons que cette stratégie de fertilisation avec polyphosphate n’a pas pu être évaluée de façon optimale au cours de cet essai. Malgré ce contexte, les résultats sont extrêmement prometteurs.Veuillez vous identifier ou vous inscrire pour lire la suite...

Face aux problèmes de fatigue de sol, les producteurs de poivron se tournent de plus en plus vers des cultures hors-sol. Le poivron reste une espèce dont l’enracinement est connu pour sa fragilité et sa sensibilité aux excès de salinité. Cette sensibilité peut provoquer une mauvaise alimentation calcique du fruit qui se traduit par des symptômes de Blossom End Rot. Les leviers fertilisation et variétal sont deux pistes explorées par les travaux d’Invenio.
Face aux problèmes de fatigue de sol, les producteurs de poivron se tournent de plus en plus vers des cultures hors-sol. La sensibilité au blossom end rot de cette espèce limite ses résultats technico économiques. Le blossom end rot est dû à une mauvaise alimentation calcique du fruit. La fertilisation et le choix variétal sont deux pistes explorées par les travaux d’Invenio.
